Avant-première Universcinema
LE PERE NOËL EST-IL VRAIMENT UNE ORDURE ?
BAD SANTA,
de Terry Zwigoff avec Billy Bob Thornton, Tony Cox

Cette fois-ci, lundi 6 novembre, ce n'était pas vraiment une séance du jury des jeunes.  Le site universcinema.com/promofilm offrait avait 50 places à offrir aux plus rapides à s'inscrire. Du groupe de réserve du jury, Jasmine Samalli a eu sa chance, et elle vous dit ici ses impressions : "En m'inscrivant pour BAD SANTA, je m'attendais à voir un film un peu burlesque et dépourvu de "vrais" sentiments. C'est pourquoi j'ai été surprise, en regardant le film, par l'émotion qui m'a gagnée peu à peu en regardant naître cette relation bizarroïde entre un "Père Noël" mécréant et puant et un petit garçon rondouillard chez qui il s'incruste...Au début, on est vraiment rebuté par ce "Père Noël" grossier, ravagé par l'alcool et la fumée, obsédé par le sexe et dépourvu de toute morale. Un voleur en plus : lui et son complice, un nain déguisé en elfe, ont une longue expérience des braquages de fin d'année dans les shopping malls... Chaque année, ils louent dans un nouveau mall leurs services pour la période de l'Avent, et, au soir de Noël,  vident le coffre-fort avant de prendre le large. Mais la rencontre avec un enfant naïf et obstiné va changer leur destin.

Lorsque ce "Père Noël" un peu particulier fait la connaissance d'un gamin obèse et obstiné qui ne veut plus le quitter et lui pose sans cesse des questions, il commence imperceptiblement, entre deux éclats de colère et des chapelets d'injures, à se transformer. Le petit croit en lui et le laisse s'installer dans la grande maison où il vit seul (le papa est en prison, la mère, on ne sait trop où) avec une grand-mère qui n'a plus toute sa raison. L'enfant est livré à lui-même, la mémé semble dormir en permanence, devant la télé!

Le "Père Noël", qui a la police aux talons, vient donc se cacher dans la demeure du petit garçon et de la vieille dame. Peu à peu se construit une sorte de relation père-fils, le plus vieux enseigne au plus jeune à cogner, à se défendre, il lui fait de la "junk food", il tabasse même pour lui: quelques voyous qui martyrisaient le petit! Après avoir administré cette trempe, il se sent bien: il a fait une "bonne action" ! Tout en restant politiquement absolument incorrect : il fume, il jure, il boit, il baise, il cogne, il sème la pagaille, il s'attache, mine de rien, à son drôle de protégé. De son côté, le petit le sauve du suicide, et d'un passage à tabac. Ces deux mal aimés, grâce à leur rencontre, sortent de leur solitude. C'est l'esprit de Noël sans doute! On va gentiment vers le happy ending, mais pas façon Hollywood des comédies bon teint. Le grand pardon viendra, suite à un dernier braquage raté et un séjour à l'hôpital avec un nombre impressionnant de balles dans la peau. Le film se termine par la lecture en voix off d'une lettre de "Santa" au petit garçon, un message affectueux, qui nous donne l'espoir que tous deux, l'homme et l'enfant, ont une vie meilleure devant eux. J'ai aimé découvrir ce film."

 

   






Jasmine Samalli/SDS/Décembre 2004
 

Promofilm
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